Piero Fornasetti (1913-1988)

Piero Fornasetti (1813-1988) est un peintre, designer, sculpteur et décorateur d’intérieur italien, né à Milan, créateur de plus de 11000 pièces.

Après un an à l’Académie des beaux-arts de Brerara en 1930, il poursuit ses expérimentations techniques de la gravure et des procédés d’impression dans l’atelier de son père. À 20 ans seulement, il expose à la Triennale de Milan une série de foulards de soie à motifs. Il imprime pour les plus célèbres artistes de son temps (Giorgio de Chirico, Lucio Fontana, Carlo Carra) des livres et des lithographies et crée la Stamperia d’Arte Piero Fornasetti. En 1940, il rencontre Gio Ponti, un architecte et un designer avec lequel il collabora pendant des années et dont la rencontre sera déterminante pour sa pratique du dessin.

De 1943 à 1946, il s’exile en Suisse, mais il vécut la plupart du temps à Milan.

Les motifs les plus fréquents qu’il emploie sont en lien avec les architectures fantastiques, les jeux de cartes, les saltimbanques, les arlequins, les ruines, les obélisques et les trompes-l’œil.  Son travail montre des thèmes spécifiques qu’il décline en de nombreuses variations : on retrouve notamment parmi les plus importants : la chanteuse d’opéra du XIXème siècle Lina Cavalieri dont le visage a subi plus de 350 métamorphoses depuis sa création en 1952, , ou encore le soleil.

Dans les affiches qu’il créée pour ses expositions, on y retrouve  sa porcelaine, ses objets décoratifs et matériel de peinture.

À partir de la fin des années 1980, alors que les ventes des œuvres de Fornasetti sont en déclin, son fils, Barnaba, collabore avec lui pour relever l’entreprise puis poursuit l’œuvre de son père après son décès en en gardant l’esprit et en l’adaptant à l’univers du design contemporain.

rentrée 2017

V. Bocchino : carton publicitaire lithographie originale, 68 x 52 cm – 26 3/4 x 20 1/2 in

 

Histoire de biscuits  pour contenter les gourmands 

« En 1885, année de la première usine LU, les premiers panonceaux à suspendre apparaissent chez les dépositaires de la marque. La série débute par une chromolithographie illustrant l’ange de la Renommée et montrant une vue de la nouvelle usine à vapeur. En effet, outre le fameux calendrier annuel servant de cadeaux promotionnels pour la nouvelle année, la maison Lefèvre-Utile va diffuser de nombreux autres panonceaux à suspendre qui serviront de publicité sur les lieux de vente des produits. Chaque création correspond soit à la sortie d’un nouveau biscuit ou assortiment, soit à la diffusion de nouveaux emballages. Les thèmes féminin ou enfantin sont souvent traités. Ces affichettes vont être diffusées pendant une cinquantaine d’années par LU. Parmi les artistes les plus connus, on retrouve A. M. Mucha, L. Loir, V. Bocchino (…) Louis Lefèvre prend conscience qu’un bon emballage assure une longue conservation, mais offre également l’intérêt de faire reconnaître le produit par la clientèle. « 

(Olivier Fruneau in Lu… Collection Lefèvre-Utile, catalogue Artcurial, 27/05/2003)

-> voir aussi l’article de l’Express par Nicolas La Casinière (

-> voir nos affiches sur le thème de la gastronomie et notre article sur les étiquettes & affiches-étiquettes.

 

L’homme et la machine 

Au XIXème siècle, l’histoire de l’affiche est liée aux développements techniques nés de la Révolution industrielle. L’apparition du commerce de masse nécessite de susciter le désir du consommateur moderne. La machine, nouvel élément dans le paysage urbain, apparaît dans les publicités. Témoins des mutations que connaît la société, les artistes portent leur regard amusé, enthousiaste ou satyrique sur les liens que l’homme entretient avec la machine, dans des styles qui évoluent également en fonction de l’Histoire et des techniques.

-> « Man and Machine » est un thème proposé par l’International Vintage Posters Dealers Association
-> voir nos affiches de publicités commerciales

Leonetto Cappiello (1875-1942)

Leonetto Cappiello, est un caricaturiste, affichiste italien né à Livourne en 1875 et mort à  Cannes en 1942. En 1930, il est naturalisé français.

Il étudie à Livourne, et ne reçoit pas de formation artistique particulière. Il portera tout au long de sa création un univers empreint de ses origines italiennes : des sujets merveilleux et des couleurs vibrantes, dignes de l’art de la comédie italienne.

Il publie en 1896 son premier album de caricatures Lanterna Magica. Il s’installe à Paris 1898, où il commence sa carrière comme dessinateur humoriste. Sa caricature du compositeur Giacomo Pucini le fait entrer au au journal Le Rire. En 1899, il publie une première affiche Nos actrices pour le journal Le Frou Frou et une seconde pour Les Folies Bergères qui lui ouvrent les portes de l’art publicitaire.

Sa carrière d’affichiste commence en 1900, aux côtés de l’imprimerie P. Vercasson. Comme Jules Chéret, il fait appel à de jolies femmes pour les poser sur le papier et commence à mettre ses personnages en mouvement : c’est le début de ce qu’il appellera « l’arabesque ».

En 1903, son affiche Chocolat Klaus marque une césure importante dans le monde de la création graphique. En quelques années, il devient le chef de file d’une nouvelle génération d’affichistes. En 1909, il créée la fantastique affiche du Thermogène, et en 1910, Cinzano, qui marquera l’imaginaire  de ses successeurs –  SavignacPaul Colin -. En 1912, il décore les salons de thé, de lecture et le fumoir des Galeries Lafayette. De 1915 à 1918, il passe la guerre en Italie en tant qu’interprète. En 1919, il signe un un contrat avec l’éditeur Devambez, chez qui il expose l’ensemble de son œuvre en 1923.

Au cours des années suivantes, il s’adapte aux évolutions que l’affiche va subir sous l’influence d’autres graphistes comme Cassandre et adopte un style plus sobre pour renforcer l’efficacité de l’image mise au service du message publiictaire. En 1930, il créée les affiches pour O Cap et le Cuir qui marquent une évolution importante qui se concrétise en 1931 avec le Bouillon Kub.

En 1937, il devient Vice-Président de la classe Publicité à l’Exposition. Il peint la Force motrice, décor du pavillon de la Publicité. Cappiello est également connu pour ses statuettes caricaturales,  telles celles de Réjane et d’Yvette Guilbert, ainsi que pour ses illustrations de livres, comme La Princesse de Babylone de Voltaire et Le Poète assassiné d’Apollinaire, et pour ses portraits.

On lui compte la conception de plus de 2000 affiches, du début de sa carrière en 1899 jusqu’au début de la Seconde Guerre Mondiale.

– >voir  : http://cappiello.fr/affiches

-> voir la biographie des Arts Décoratifs

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Henri Matisse (1869-1954)

Henri-Émile-Benoît Matisse, né en 1869 au Cateau-Cambrésis et mort en 1954 à Nice, est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français.

Il découvre le dessin à 20 ans grâce à un ami peintre amateur, Léon Bouvier, alors qu’il est alité suite à une crise d’appendicite. En parallèle de ses études de clerc de notaire, il suit les cours de l’école Quentin-de-La Tour destinée aux dessinateurs en textile de l’industrie locale, puis se rend à Paris et s’inscrit en 1892 à l’École des Arts décoratifs où il rencontre Albert Marquet, puis en 1895 à l’École des beaux-arts dans l’atelier de Gustave Moreau.

Ses années parisiennes inaugurent ses premières expositions, ainsi que sa découverte de l’impressionnisme en 1897 au Musée du Luxembourg, de TurnerCézanneGauguinVan Gogh, et de sa rencontre avec Auguste Rodin et Camille Pissarro, Gertrud Stein… Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, il travaille avec Marquet pour les décorateurs de théâtre.

À partir de 1900, il travaille la sculpture et le modelage. En 1904, après sa rencontre avec Signac, il peint Luxe, calme et volupté, qui ne le satisfait pas et re-conditionne sa manière de peindre, par « aplats« . En 1905, il expose au Salon d’Automne aux côtés de MarquetVlaminck, Derain et Kees van Dongen. Avec son tableau, La Femme au chapeau,  dont les couleurs pures et violentes font scandale, il  s’impose comme chef de file d’une nouvelle école avant-garde : le fauvisme. Cette période marque la reconnaissance de son travail. En 1909, le collectionneur russe Chtchoukine lui commande deux compositions, La Danse et La Musique.

Il effectue par la suite divers voyages (au Maroc en 1912-1913), qui enrichissent son œuvre. Non mobilisé pendant la guerre, il vit à Collioure, puis s’installe à Nice, où jusqu’à la fin des années 20, il travaille presque exclusivement sur le thème du corps féminin. En 1930, la recherche d’une autre lumière le conduit à Tahiti, expérience qu’il intégrera dans sa pratique picturale, à travers les gouaches découpées. Ce nouveau procédé donne naissance à ses ultimes chefs-d’œuvre dont Jazz en 1947, La Tristesse du roi, 1952, ou les projets pour la Chapelle de Vence entre 1948 et 1951.

-> voir la biographie du Centre Pompidou 

-> voir l’exposition : Icônes de l’art moderne. La collection Chtoukine, Fondation Louis Vuitton (22/10/16 au 05/03/17)

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Henri Matisse : affiche lithographie originale, 1970,- 118 x 155 cm – 46 1/2 x 59 in

 

Yves Saint Laurent (1936-2008)

Yves Saint Laurent naît en 1936 à  Oran, en Algérie où il passera toute sa jeunesse, avant d’arriver à Paris en 1954 pour travailler chez Dior, à qui il succède en 1921, devenant à 21 ans le plus jeune couturier au monde. Sa première ligne “Trapèze” (1958) lui vaut la reconnaissance internationale de la presse. Quelques années plus tard, il quitte la prestigieuse maison de l’avenue Montaigne pour fonder l’entreprise qui porte son nom, avec son compagnon Pierre Bergé qui ne le quittera plus jusqu’à sa mort. La maison Yves Saint Laurent est officiellement ouverte en 1961, Cassandre signe le logotype YSL.

La première collection haute couture est présentée en 1962 ; elle sera suivie de la robe Mondrian (1965) ou la collection « Pop Art » (1966) qui rappellent son goût pour l’art. Moderniste et en phase avec son époque, il crée en parallèle à la haute couture, son prêt-à-porter de luxe sous le nom de rive gauche. Ces années là, Yves Saint Laurent découvre le Maroc où il achètera une quinzaine d’années plus tard le jardin Majorelle.

Dans les années 1970, la collection « Libération » marque les esprits ; par la suite, plusieurs autres défilés rendent hommage aux peintres, tels que Matisse ou Van Gogh, Picasso, et aux grandes figures littéraires du XXème siècle tels que Apollinaire, Aragon, Cocteau, à ses inspirations lointaines comme la Russie avec la collection « Opéra-Ballets-Russes » (1976) ou l’Asie, collection symbolisée par le parfum Opium (1977).

De 1970 à 2007, Yves Saint Laurent a créé pour ses proches une carte de vœux toujours composée autour d’un même leitmotiv, le mot LOVE. Ce message, decliné chaque année dans une nouvelle composition poétique,  nous présente, au gré de ses dessins, collages et papiers découpés, nous fait découvrir ses inspirations : ses rêves, les couleurs du Maroc, sa passion pour Matisse, Braque, Cocteau ou Warhol

-> Love Yves Saint Laurent, éd. La Martinière, 2014

-> Saint Laurent, de Bertrant Bonello, 2014

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Yves Saint-Laurent : « Love 1972 », affiche originale, 48 x 32 cm, vendue/sold

A.M. Cassandre (1901-1968)

A. M. Cassandre (Adolphe Jean-Marie Mouron dit) est né à Kharkov en 1901.

Affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre, créateur de caractères d’iimprimerie, Cassandre est un des plus grand artistes graphistes du XXème siècle. Cet ami de Balthus et de Chirico produisit un style d’affiche percutante qui symbolisait tout à la fois le futurisme, le post-cubisme, le surréalisme et l’Art Nouveau. Le monde entire connaît la très célèbre affiche Dubo… Dubon… Dubonnet…

En plus de ses activités de graphiste et de créateur d’alphabet typographique (Bifür, Acier, Peignot, Métope), Cassandre dirigeait avec Moyrand une agence de publicité d’où sortirent les meilleures affiches françaises : l’Alliance Graphique. De 1934 à 1935, Cassandre fonda et dirigea une petite école d’art et de graphisme.

Enfin, dernier domaine de son activité : les décors et costumes de théâtre (Amphytrion 38 de Giraudoux, Aubade de Serge Lifar). Il commença cette carrière en 1933. Vouant un veritable culte à la musique de Mozart, il fut choisit pour dessiner le théâtre en plein air du Festival d’Aix-en-Provence, en 1949 et dessina à cette occasion décors et costumes du Don Giovanni de Mozart.

Dans la série des paquebots, Cassandre se montrera, plus que jamais, soucieux de son renouvellement, faisant varier ses points et angles de vue mais aussi son style, du shématisme à peine figratif au réalisme de Normandie. Dans cette affiche, le parti de symétrie joint sa noblesse à l’effet de perspective plafonnante pour exalter le gigantisme du navire, accentué par la figuration des mouettes et de la moustache d’écume retroussée par le vermillon de la flottaison.

->voir aussi l’affiche : l’Atlantique, 1931

->texte : H. Mouron, Cassandre, SKIRA 1985

->voir aussi : A. Weill, Cassandre, BIBLIOTHÈQUE DE L’IMAGE 2005

-> voir nos affiches

Cassandre (Adolphe Mouron, dit) : affiche lithographie originale, 1935 – 59 x 97,5 cm

Salon International du Livre Rare & de l’Objet d’Art

Du 7 au 9 Avril, la Galerie Documents se tiendra au côtés de la Galerie Documents 15,

au Grand Palais, pour le Salon International du Livre Rare & de l’Objet d’Art (stand D14).

  • vendredi & samedi de 11 heures à 20 heures
  • le dimanche de 11 heures à 19 heures

Cette année, en hommage à l’invité d’honneur, le  MUSÉE FRANCO-AMÉRICAIN DE BLÉRANCOURT,

la galerie expose une sélection d’affiches sur le thème de l’Amérique.

Venez nous rendre visite !

 

 

https://www.salondulivrerare.paris/

Salon International
du Livre Rare & de l’Objet d’art
Grand Palais – Paris

Édition 2017 : du 7 au 9 avril
de 11h à 20h
le dimanche de 11h à 19h

Organisé par le Syndicat national
de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM)